pour ajouter cette page à vos favoris

Sida: résultats préliminaires "prometteurs" pour un candidat-médicament d'AbivaxSida: résultats préliminaires "prometteurs" pour un candidat-médicament d'Abivax

La biotech française Abivax a annoncé lundi de premiers résultats "prometteurs" en matière d'efficacité et d'innocuité de son candidat-médicament contre le virus du sida, dans le cadre d'une étude clinique de phase IIa portant sur 80 patients.
Menée en Thaïlande et à l'Ile Maurice auprès de patients du sida dits "naïfs", c'est-à-dire n'ayant jamais reçu de traitement antirétroviral, cette étude a montré une réduction "d'au moins 65-68%" de la charge virale chez la majorité des patients s'étant vus administrer la dose la plus élevée du traitement ABX464, a déclaré à l'AFP le directeur médical d'Abivax Jean-Marc Steens.
Au-delà de ce seuil, "on peut réellement parler d'un effet antiviral de la molécule", a-t-il rappelé.
"Ces résultats préliminaires prometteurs nous rapprochent un peu plus de notre objectif principal, à savoir de déterminer si ABX464 a le potentiel de devenir (...) un facteur clé de guérison fonctionnelle des patients atteints du VIH", a estimé Hartmut Ehrlich, directeur général d'Abivax, cité dans un communiqué.
Dans le détail, l'essai a été réalisé en monothérapie, à dose croissante, en double aveugle et contrôlé par placebo, durant trois semaines.
En matière d'innocuité, l'étude a montré que le traitement était "bien toléré" par les patients, avec des effets indésirables "pour l'essentiel légers, et, dans certains cas, modérés", comme des maux de tête, nausées ou vomissements. "Tous les patients sont allés au bout de l'étude", a précisé M. Steens.
Administré par voie orale, à raison d'une fois par jour, ABX464 propose d'agir en inhibant la réplication du VIH au moyen d'un nouveau mécanisme censé entraîner une réduction "durable" de la charge virale.
Toutefois in fine, ce médicament n'a pas vocation à être donné en monothérapie mais en combinaison avec d'autres traitements, et sa durabilité sur l'homme reste encore à prouver.
Ce sera l'objectif d'une deuxième étude de phase IIa, qu'Abivax compte démarrer d'ici la fin du premier trimestre avec le recrutement de 28 patients infectés par le VIH en France, en Belgique et en Espagne, dont la maladie est contrôlée par une dose de rappel de Darunavir (Prezista), un autre inhibiteur du virus commercialisé par Janssen, du groupe américain Johnson and Johnson.
Ces patients seront traités avec ABX464 associé au Darunavir pendant quatre semaines, puis le délai de réémergence de la charge virale sera analysé.
En fonction des résultats de cette deuxième étude, attendus pour fin 2016, Abivax projette de lancer début 2017 une étude clinique de phase IIb/III, de plus grande ampleur, qui nécessitera de s'associer avec un grand laboratoire pharmaceutique.
"Nous sommes en contact avec les principaux acteurs du marché du VIH" a rappelé M. Steens. Abivax vise une commercialisation de sa molécule ABX464 à l'horizon 2020.
pour ajouter cette page à vos favoris